Initié en 2016, France Culture et la Comédie-Française poursuivent le cycle de créations radiophoniques dédié à l’écrivain Georges Simenon. Le Chat, sixième œuvre de cette série, est une réalisation entre littérature et théâtre de Baptiste Guiton, sur un texte adapté pour France Culture par Pierre Assouline.
Le Chat de Georges Simenon, en public au Studio 104 de la Maison de la radio
Mardi 25 février à 20h
Cette histoire parmi les plus oppressantes que Simenon ait écrites, les plus irrespirables à lire, de deux personnages en quête d’amour, ce drame de l’incommunicabilité dans le couple, lui avait été inspiré de la relation de sa mère dans les années 50. Deux veufs qui vivent ensemble, ne se parlent que par des petits mots, sont chacun convaincus que l’autre veut l’empoisonner et se haïssent. Le génie de Simenon, c’est qu’il vous parle de vous sans jamais vous interpeller. Il vous fait accéder, directement, à l’universel.
De quoi parle-t-il ? De l’amour, de la haine, de l’envie, de la jalousie, de la honte... Ses romans sont construits de la même manière. Ils sont structurés comme une tragédie grecque.
Pierre Assouline
DISTRIBUTION
Adaptation Pierre Assouline
Réalisation Baptiste Guiton
Musique originale Olivier Longre et Laurence Moletta
Le Chat de Georges Simenon est publié aux éditions Omnibus et au Livre de Poche.
Avec la troupe de la Comédie-Française
Anne Kessler : Mme Martin
Clotilde de Bayser : Nelly
Hervé Pierre : Émile Bouin
Christian Hecq : Narrateur
Danièle Lebrun : Marguerite Bouin
Et la voix de Flora Chéreau de la promotion 2019-2020 de l'académie de la Comédie-Française : L’infirmière
Diffusion sur France Culture le dimanche 29 mars 2020 à 21 h dans Théâtre & Cie
Remerciements à John Simenon
BIOGRAPHIES
Pierre Assouline est un journaliste, chroniqueur de radio, romancier et biographe français.
Ancien responsable du magazine Lire, membre du comité de rédaction de la revue L'Histoire et membre de l'académie Goncourt depuis 2012, il a notamment écrit les biographies de Marcel Dassault, Georges Simenon, Gaston Gallimard. Il travaille aussi à la radio, sur France Inter (1986-1990), RTL (1990-1999) et sur France Culture.
Baptiste Guiton est réalisateur de fictions pour France Culture.
Comédien et metteur en scène pour le théâtre, il dirige la compagnie L’Exalté depuis 2012, et a mis en scène de nombreux textes d’auteurs contemporains. Il vient notamment de créer Dunsinane (after Macbeth) de David Greig, au Théâtre national populaire de Villeurbanne.
LE CYCLE GEORGES SIMENON À REECOUTER ET PODCASTER
Les Anneaux de Bicêtre
Adaptation Pierre Assouline
Réalisation Michel Sidoroff
Avec la troupe de la Comédie-Française
Thierry Hancisse, Coraly Zahonero, Laurent Natrella, Michel Vuillermoz, Gilles David, Stéphane Varupenne, Suliane Brahim, Danièle Lebrun, Elliot Jenicot, Anna Cervinka, Julien Frison, Yoann Gasiorowski. « Huit heures du soir. Pour des millions d’humains, chacun dans sa case, dans le petit monde qu’il s’est créé ou qu’il subit, une journée bien déterminée s’achève, froide et brumeuse, celle du mercredi 3 février. Pour René Maugras, il n’y a pas d’heure ni de jour et ce n’est que plus tard que la question du temps écoulé le tracassera. Il est encore tout au fond d’un trou aussi obscur que les abysses des océans, sans contact avec l’univers extérieur. Son bras droit, pourtant, à son insu, commence à s’agiter d’une façon spasmodique, cependant que sa joue se gonfle comiquement à chaque expiration. »
Le Train
Enregistré en public le 15 avril 2016 au Studio 104 de la Maison de la radio
Adaptation Pierre Assouline
Musique originale Éric Slabiak
Réalisation Blandine Masson
Avec la troupe de la Comédie-Française
Bruno Raffaelli, Françoise Gillard, Guillaume Gallienne, Adeline d’Hermy, Pierre Hancisse, Rebecca Marder
Et Pénélope Avril, Vanessa Bile-Audouard de la promotion 2015-2016 de l'académie de la Comédie-Française et les voix de Laurent Natrella de la Comédie-Française et de Jeannette Veyssière
Musiciens :
Caroline Sageman (piano), Claire Luquiens (flûte), Amanda
Favier (violon), Éric Slabiak (violon), Marie Kuchinski (alto), Sébastien Giniaux (violoncelle), Nathanaël Malnoury (contrebasse)
La guerre en 1940, celle des civils, leur exode vu d’un quai de gare. Les trains, les troupes, les réfugiés sont les acteurs de cette catastrophe de masse. Tout un peuple pris de vagabondage dans la panique de l’avancée allemande. Et parmi eux, dans la promiscuité d'un wagon bondé, un Français banal et une mystérieuse étrangère font connaissance et s’étourdissent dans une liaison sans lendemain…
Lettre à ma mère
Adaptation Pierre Assouline
Réalisation Laurence Courtois
France Culture et la Comédie-Française, en partenariat avec la BnF
Enregistré en public dans le cadre de La Bibliothèque parlante, le festival de la BnF, le 27 mai 2018 au Grand auditorium
Avec Thierry Hancisse de la Comédie-Française
Musique originale et improvisation à l'accordéon Johann Riche
Après l’avoir veillée durant toute son agonie, Simenon adresse à sa mère une poignante lettre, lui reprochant de ne l’avoir jamais aimé, estimé, regardé, et de lui avoir toujours préféré son frère.
Les Mémoires de Maigret
Adaptation Pierre Assouline
Réalisation Laurence Courtois
France Culture et la Comédie-Française, en partenariat avec la BnF
Enregistré en public dans le cadre de La Bibliothèque parlante, le festival de la BnF, le 26 mai 2018 au Grand auditorium
Une mise en abyme du personnage du commissaire Maigret par le romancier, irrésistible et étourdissante conversation entre la créature et son créateur.
Avec la troupe de la Comédie-Française
Bruno Raffaelli, Alain Lenglet, Clotilde de Bayser, Laurent Natrella, Christian Gonon
Musique originale et improvisation à l'accordéon Johann Riche
Lettre à mon juge
Adaptation Pierre Assouline
Réalisation Laurence Courtois
Avec la troupe de la Comédie-Française
Claude Mathieu, Christian Blanc, Alexandre Pavloff, Jennifer Decker, Rebecca Marder, Dominique Blanc
Et Théo Comby Lemaitre, Pénélope Avril, Marianna Granci de la promotion 2015-2016 de l'académie de la Comédie-Française
“Mon juge…Ce puissant monologue, Georges Simenon l’a porté pendant douze mois. Il avoue l’avoir écrit pour se débarrasser de ses fantômes, pour ne pas accomplir le geste de son héros. Aussi ne pouvait-il l’écrire qu’à la première personne : à la troisième, cela n’aurait pas été du tout. Le narrateur, c’est l’auteur. L’empathie est totale. De quoi illustrer plus que jamais sa fameuse devise : comprendre et ne pas juger. Et puis quoi, s’il avait pris ses distances avec cette victime si coupable, il aurait craint qu’à chaque remarque, le lecteur lui demande : mais comment le savez-vous ?" Pierre Assouline
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